Cystalterna – L'apport de la phytothérapie et de l'aromathérapie dans les cystites récidivantes post-coïtales🌿
- nutritionallaiteme
- 1 juin
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Le magazine de la phytothérapie européenne à publié une étude menée par le CHU de Nice sur le traitement par les plantes, des cystites récidivantes post coïtale.
En France, on estime 4 à 6 millions d'infections urinaires par an avec environ 2 millions de femmes concernées chaque année. 1 femme sur 2 aura au moins une infection urinaire dans sa vie et environ 20% font des récidives.
Chez la femme jeune, les infections urinaires sont majoritairement post-coïtales. Elles constituent même souvent le "déclencheur initial" d'après Gynécologie pratique.
Elles sont particulièrement fréquentes au début de la vie sexuelle, lors de changement de partenaire ou même après une grossesse.
Dans la tranche 18-40 ans, une grande partie des cystites sont liées aux rapports sexuels, même si ce n'est pas toujours codés comme tel dans les études.
L'utilisation récurrente des antibiotiques dans le traitement de la cystite est à l'origine de nombreux effet secondaires dont la sélection de bactéries multirésistantes, d'après le Dr Pascale Gélis-Imbert (pharmacienne à Nice) et le Dr Véronique Mondain (CHU de Nice).
Les conséquences habituelles sont souvent une diminution de l'activité sexuelle avec un impact sur la qualité de vie de la femme et du couple.
L'étude Cystalterna a été menée sur 15 femmes dans l'objectif d'épargner l'utilisation des antibiotiques dans le traitement des cystites récidivantes. Je vous présente un résumé de cette étude.
Le contexte :
Les cystites récidivantes (plus de 4 épisodes par an) touchent environ 4 % des femmes et ont un impact majeur sur la qualité de vie et la vie sexuelle.
Face à l'augmentation de l'antibiorésistance et aux effets secondaires des traitements classiques (mycoses, dysbiose), cette étude pilote a évalué une alternative naturelle basée sur les plantes et les huiles essentielles.
Le protocole "Cystalterna" :
L'étude a suivi 15 patientes pendant un an, avec un suivi prolongé à 18 mois.
Le protocole comprenait deux phases :
1. Phase Préventive (Phytothérapie) : Une alternance mensuelle pendant un an.
• Mois 1 : Canneberge (36 mg de PAC/jour).
• Mois 2 : Une tisane spécifique (mélange d'Échinacée, Busserole, Ortie dioïque, Orthosiphon et Mélisse) à boire pendant 15 jours consécutifs.
2. Phase Curative (Aromathérapie) : Dès l'apparition des premiers symptômes.
• Prise de capsules d'huiles essentielles (Origan vulgaire, Cannelle de Chine, Menthe poivrée et Citron) pendant 5 jours.
Les résultats clés :
L'étude démontre une efficacité significative, tant sur le plan clinique que sur la qualité de vie :
• Chute drastique des infections : Le nombre moyen de cystites par patiente est passé de 6,6 par an à 1,7 pendant le protocole.
• Réduction massive des antibiotiques : La consommation d'antibiotiques est passée de 28,4 jours par an à seulement 1 jour en moyenne.
• Bien-être émotionnel : Les patientes ont rapporté une forte baisse de "l'anxiété d'anticipation" liée aux rapports sexuels.
• Satisfaction élevée : Les participantes ont attribué une note de satisfaction moyenne de 8,7/10, soulignant un gain d'autonomie et une amélioration de leur vie quotidienne.
• Effets durables : Six mois après l'arrêt du protocole, les bénéfices persistaient avec une moyenne de seulement 0,5 épisode de cystite.
Conclusion de l'étude :
Cette approche de "phyto-aromathérapie" offre une alternative crédible et sûre aux traitements antibiotiques récurrents. Elle permet non seulement de traiter les crises, mais aussi de rééquilibrer le "terrain" des patientes tout en luttant contre l'antibiorésistance.
Points forts de ce protocole:
• Naturel : Utilise des ressources locales et éco-responsables.
• Global : Agit sur l'infection, l'inflammation et l'anxiété.
• Économique : Le coût estimé du traitement est d'environ 15 € par mois.
Note : Comme précisé dans l'article, ce type de protocole doit idéalement être accompagné par un professionnel de santé (médecin ou pharmacien spécialisé).




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